5G : débit, fonctionnement, date de déploiement

Comme vous le savez déjà, 2020 sera l’année du déploiement du nouveau réseau mobile 5G dans l’Hexagone. L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse vient de confirmer que les cinq principaux opérateurs français (à savoir Orange, Paritel, SFR, Bouygues Telecom et Free) sont certainement candidats pour obtenir un bloc de fréquences de 60 MHz, contre des engagements optionnels. “On va attribuer les précieuses fréquences au mois de mai 2020, et le nouveau réseau mobile 5G devrait normalement être lancé dès le mois suivant”, précise Sébastien Soriano, le président de l’Arcep.

Selon Jean-Philippe Bosnet, le président-directeur général du groupe Paritel : “À son lancement (au mois de juin prochain), la 5G sera avant tout une 4G améliorée”. Ce nouveau réseau mobile va importer une interactivité en temps quasi-réel et des fonctions de gestion intelligente.

Télécoms : les investissements vont crescendo

Dans le sillage du déploiement des réseaux FTTH (Fiber To Fiber ; Fiber To The Home), de la 5G et de la couverture des zones dites grises, les acteurs du marché ont continué d’investir davantage dans leurs réseaux (mobile et fixe) en 2019. Selon les derniers chiffres publiés dimanche par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), les opérateurs télécoms français ont déboursé l’année dernière plus de 30 milliards d’euros.

C’est plus qu’en 2018, où ceux-ci ont déboursé 15 milliards d’euros. C’est un nouveau record.

La couverture de l’Hexagone en 5G – 100 fois plus rapide que la 4G – se poursuit. C’est particulièrement le cas dans les régions dites grises – zone du territoire qui n'est pas desservie par un réseau donné -, où les réseaux (mobile et fixe) passent difficilement. En 2020, les investissements devraient normalement se maintenir à des niveaux trop élevés vu que les opérateurs télécoms commenceront à déployer les réseaux FTTH et FTTLA qui, selon Stéphane Richard, le président-directeur général du groupe Orange, nécessiteront plus d’antennes que le vieux réseau cuivré.
Les investissements dans les télécoms ont progressé considérablement l’an dernier. Le régulateur des télécoms, ou l’Arcep, est très satisfait de l’effort consenti par les opérateurs télécoms français. “La somme des investissements a augmenté de 75 % en seulement trois ans”, précise Sébastien Soriano.

Il est important de rappeler que cette hausse provient essentiellement de l’augmentation des dépenses des acteurs du marché dans le déploiement de la fibre optique. “La fibre optique constitue la locomotive du secteur”, ajoute Jean-Philippe Bosnet.