Comment lutter efficacement contre le chômage des jeunes en Afrique ?

Le continent africain fait aujourd’hui face à des défis d’emplois variés, multidimensionnels et de nature complexe. Non seulement ces défis recouvrent des questions qualitatives (telles que le travail vulnérable et précaire, l’inadéquation entre la demande et l’offre…), mais également quantitatives (telles que la disparité régionale, le taux d’activité, le chômage des jeunes diplômés…). A cet égard, le groupe de la Banque mondiale fournit des orientations et recommandations importantes.

A savoir : stimuler la création d’offres d’emploi au Congo Brazzaville, réduire les obstacles à l’embauche des jeunes diplômés, remédier à une demande globale faible, maintenir les mesures actives du marché de l’emploi efficientes, renforcer le rôle et l’efficacité de la formation et de l’enseignement, préparer tous les jeunes au monde du travail, renforcer le système éducatif, reconfigurer les politiques du marché du travail pour lutter contre l’exclusion sociale et faciliter l’accès à l’emploi.

 

      Renforcer le lien entre emploi et éducation

La vulnérabilité des femmes et des jeunes sur le marché de l’emploi est réduite grâce essentiellement à des programmes d’employabilité et de création d’emplois dans les pays ciblés (Offres d’emploi au Congo Brazzaville, le Togo, la Côte d’Ivoire, la Tunisie, le Bénin, le Burkina Faso, etc.).

Les partenaires sociaux au niveau local et national, et les institutions du marché de l’emploi sont capables de mettre en œuvre et de concevoir des services et des politiques pertinents pour l’emploi des jeunes. Aujourd’hui, il existe en effet un décalage croissant entre les besoins du marché de l’emploi et les compétences fournies par le système éducatif.

Il est important de rappeler que les ¾ des jeunes travailleurs occupent à ce jour un emploi informel. Le manque d’opportunités d’emplois en Afrique s’intensifie, et pour la plupart des jeunes (diplômés) travailleurs, l’emploi informel (ensemble des activités productrices de services et biens qui échappent à la régulation ou au regard de l’Etat) constitue l’unique option.

Le système universitaire africain est généralement critiqué pour sa trop grande distance avec le monde de l’emploi. Les jeunes sont aujourd’hui exclus de la vie économique à cause des obstacles à la création de société et du chômage. Libérer le génie technologique des jeunes, l’esprit de société et l’énergie n’est pas qu’un impératif moral, c’est une nécessité économique.

Les gouvernements africains doivent tenir les rênes de la politique de l’emploi des jeunes, pour que le marché du travail puisse absorber et exploiter la valeur potentielle de cette population en pleine expansion.