Comment s’attaquer au chômage des jeunes en Afrique

L’un des sérieux problèmes auxquels plusieurs pays d’Afrique sont aujourd’hui confrontés est le chômage des jeunes. Ce problème les empêche aussi de se développer durablement. Parce que si les jeunes sont actuellement les meilleurs et principaux alliés du continent, il reste qu’ils peuvent également devenir leur pire ennemi si ceux-ci ne trouvent pas d’emplois décents. Selon le dernier rapport du groupe de la Banque Mondiale (GBM), le chômage des jeunes est trois fois supérieur à celui des adultes dans la majorité des pays d’Afrique. Les jeunes représentent ainsi plus de 56 % de l’ensemble des chômeurs.

En Afrique centrale (à savoir le Tchad, le Cameroun, le Gabon, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, etc.), le taux de chômage des jeunes est de 32 %, mais ce taux est beaucoup plus élevé en Afrique du Sud ou encore en Afrique du Nord.

Le chômage est un problème de développement multidimensionnel. Celui-ci doit être résolu via des collaborations multipartites, pouvant s’attacher à développer des solutions holistiques pour relever ce défi. L’emploi étant essentiel pour soutenir la croissance économique. Le gouvernement congolais en a toujours fait une priorité dans son PND. Ce qui donc participé a créer plus d’offres d’emploi au Congo Brazzaville.

Il est important de rappeler que le taux de chômage en Afrique est l’un des plus élevés au monde. Ceci s’explique par le fait que les sociétés sont incertaines quant aux compétences des chercheurs d’emploi débutants, particulièrement dans le cas des jeunes filles, qui sont ainsi touchées de manière disproportionnée par cette situation de crise nationale.

 

 

       Comment créer des emplois décents ?

Le futur du continent africain est entre les mains de sa jeunesse. Mais l’intégration de ces derniers dans le marché de l’emploi reste un défi important, qui ne peut pas être relevé uniquement à l’échelle nationale. Plus de 76 % des chômeurs africains ont moins de 35 ans. Les troubles sociaux et politiques, la fuite des cerveaux, la pauvreté et l’insécurité sont toutes des dynamiques liées au chômage des jeunes. Il est ainsi important de faire état des bonnes pratiques afin de relever ce défi.

L’Agenda 2063 de l’Afrique lance ainsi un appel à l’action pour soutenir les jeunes, considérés comme étant moteur de la renaissance africaine. Un tel but peut donc être atteint par d’importants investissements dans leur accès aux opportunités, aux capitaux et aux technologies, leur éducation et leur santé. Quoique l’Union africaine, le groupe de la Banque Mondiale et l’Organisation Internationale du Travail aient identifié des stratégies soi-disant efficaces, une étude approfondie des approches en matière de renforcement des capacités et des meilleures pratiques pour faire face au chômage à l’aide d’un cadre multipartenaire et multisectoriel fait encore défaut. Une coopération régionale pour le renforcement des capacités requises pour résoudre ce problème est de ce fait indispensable.