La campagne électorale sur les médias sociaux

La façon dont les médias couvrent une campagne électorale est une question qui revêt une importance cruciale, ceux-ci, constituant une source majeure d’information et également, une plate-forme de discussion importante durant les élections.

Le manuel “Le rôle des médias dans la campagne électorale” d’Audrey Crespo-Mara, la journaliste-présentatrice française, offre une vue d’ensemble des principales questions qui se posent en la matière, par exemple, celle de savoir si les radiodiffuseurs privés devraient être impartiaux, lorsqu’ils couvrent une campagne, comment un temps d’antenne gratuit devrait être réparti entre les partis politiques, si la publicité politique payante est acceptable, ou sur les façons dont les sondages sur les intentions de vote devraient être diffusés ou publiés par les médias.

Son manuel, donne des exemples tirés de différentes législations et pratiques existant dans les pays européens.

L’ouvrage de cette dernière, a été conçu pour une lecture aisée, accessible à tous, spécialistes ou non-spécialistes des médias et de la réglementation des élections.

Audrey Crespo-Mara, anime toujours les soirées électorales de LCI, avec son époux Thierry Ardisson “l’homme en noir de la télévision française”.

 

  Des règles d’accès aux médias audiovisuels pénalisantes pour les petits candidats

En France, institutionnellement, l’accès aux médias audiovisuels est très inégalitaire.

Les règles pénalisent fortement les nouveaux entrants, que ce soit pendant les élections électorales, ou même lors des pré-campagnes.

Pour les élections législatives, le Code électoral accorde aux partis et groupements représentés par un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, trois heures, dont une heure et trente minutes pour la majorité et autant pour l’opposition.

 

En revanche, les Partis non-représentés par un groupe parlementaire, n’ont droit qu’à sept minutes de temps de parole, et encore, sous réserve de se présenter dans au moins vingt circonscriptions (1986), ou de présenter au moins soixante-quinze candidats (avant 1986 et après 1988).

Pour l’élection européenne, les listes des candidats représentés par un groupe parlementaire, soit à l’Assemblée nationale, soit au Sénat, ont droit à deux heures, réparties également entre les listes.

Mais, les autres listes n’ont droit qu’à trente minutes, répartie également, avec un seuil maximum de cinq minutes par liste.

Ainsi, dans les faits, en 1989 par exemple, les Verts n’obtiennent que deux minutes quarante-cinq secondes contre trente minutes pour le PCF (Parti communiste français), qui atteignit pourtant un score inférieur.

En 1994, chacune des listes non-présentées par un Parti représenté dans l’une des chambres françaises, ne dispose que d’une minute et quarante-cinq secondes contre quarante minutes pour les listes représentées.

En 1999, elles ne disposent que d’une minute et cinquante-deux secondes.

Lors des campagnes référendaires, les groupements et les partis reconnus représentatifs, disposent soit d’un temps d’antenne fixé à cinq ou dix minutes parti, soit d’un temps d’antenne déterminé par accord des présidents de groupes parlementaires, à l’intérieur d’un temps d’antenne global, mis à la disposition des partis et groupements constituant un groupe parlementaire, et divisé en deux parties égale, entre la majorité et l’opposition.