Le cinéma français est en forme !

Les SOFICA – sociétés de financement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle – sont des produits qui servent à financer des films et des séries télévisées. Celles-ci sont une superniche fiscale. Elles procurent une réduction d’impôt pouvant aller jusqu’à 63 % avec certains investissements. En 2019, les SOFICA devraient lever plus de 100 millions d’euros – auprès des investisseurs particuliers. Pour rappel : chaque médaille a son revers.
En revanche, les SOFICA ont de nouvelles contraintes. Outre l’obligation de consacrer 21 % au moins de ses investissements à des entreprises de production, celles-ci doivent mobiliser également une part équivalente pour investir dans un film en contrepartie de recettes, seulement à l’export, ou à développer des séries télévisées (documentaires, animations, fictions, etc.). L’État veut ainsi essayer de doper les revenus de l’export. Donc il ne faut pas s’attendre à récupérer son financement dans sa totalité.

Les SOFICA, valent-elles vraiment le coup ?

Par le passé, les sociétés de financement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle qui ont été remboursées, ont restitué entre 93 % et 96 % du financement initial.
Ainsi, le gain de ce type de placement provient exclusivement de l’avantage fiscal obtenu sur la feuille d’impôt. Toutefois, ce dernier est immédiat.
Le fisc borne l’investissement dans la double limite de 33 % du RNG – revenu net global – et de 26 millions d’euros. Cependant, ces fameuses sociétés n’entrent pas dans le plafonnement des dérogations fiscales ou des dépenses fiscales de 12 millions d’euros, mais dans celui, plus avantageux, de 32 millions d’euros.

Bien que le secteur d’activité et la réduction fiscale soient très attractifs, la SOFICA cumule, malgré tout, les désavantages. En premier lieu, le souscripteur doit conserver ses actions pendant huit ans au moins. En général, il faut compter plutôt une immobilisation de neuf à onze ans, le temps que la société bénéficiaire soit liquidée. Il n’y a aucune possibilité de récupérer les montants injectés pendant la durée de vie de cette dernière – vu qu’il n’existe pas de marché secondaire.

Ce placement est un peu risqué vu que le capital n’est jamais garanti. Celui-ci ne sera versé qu’après la liquidation de l’entreprise bénéficiaire. Ainsi, le risque en capital existe.
La performance des SOFICA dépend généralement du succès commercial et de l’exploitation des œuvres financées.
“Il faut se mettre dans l’état d’esprit que si l’on sort de ce type de placement sans pertes ni gains, c’est déjà trop trop bien”, commente Niels Court Payen, président et co-fondateur de la société de gestion “A Plus Finance”. Donc, vaut mieux investir dans différentes sociétés, pour diversifier le risque.
La société de gestion “A Plus Finance”, créée depuis 1984, est un acteur majeur de cet environnement depuis plus de douze ans. Celle-ci assure une mission d’ingénierie financière, d’assistance comptable et administrative pour les SOFICA.