Le Conseil Français du Culte Musulman donne des instructions pour vivre le mois de Ramadan en temps de confinement

Selon Edouard Philippe, le Premier ministre, le temps du confinement peut durer encore quelques semaines, voire quelques mois. Et ce, pour freiner l’épidémie de Covid-19 qui sévit sur la planète depuis le mois de décembre 2019.

Le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, a adressé, la semaine dernière, un message aux fidèles pour qu’ils se préparent à vivre autrement – différemment – le mois de Ramadan 2020-1441. “On doit bâtir ensemble des solutions alternatives (présentant un choix entre deux ou trois possibilités) nous permettant ainsi de vivre, dans l’espérance et la joie, ces moments sacrés de notre calendrier spirituel”, précise le président du Conseil Français du Culte Musulman.

C’est officiel, pas de rassemblement de plus de 300 personnes !

Comme l’a annoncé le chef de l’État, le vendredi 27 mars, aux représentants des associations laïques et des principaux cultes (musulman, protestant, juif, catholique…), “les fêtes religieuses du mois d’avril devront obligatoirement se faire sans rassemblement”. Donc, ces derniers sont forcés de s’adapter. Les prières collectives sont devenues quasiment impossibles avec la fermeture des mosquées et des lieux de culte. Un stress supplémentaire qui rend la situation d’autant plus dur.
Important : tout rassemblement mettant en présence de façon simultanée plus de 300 personnes en milieu clos est formellement interdit sur l’ensemble du territoire français jusqu'au 1er juin 2020.
Le mois de Ramadan, qui, selon les prévisions du Conseil théologique musulman de France (CTMF) devrait débuter aux alentours du vendredi 24 avril 2020, ne sera pas reporté ou annulé.

Les musulmans, pratiquants ou non, ne seront jamais abandonnés par les autorités religieuses. Le président du Conseil Français du Culte Musulman a toutefois appelé les imams à ‘tripler leurs efforts’ pour les accompagner dans leur vie spirituelle.

Si les mosquées (Grande Mosquée de Paris, Mosquée d’Évry-courcouronnes, Grande Mosquée de Lyon, etc.) demeureront fermées aussi longtemps que nécessaire, les fidèles ne sont pas dispensés de jeûne pour autant. “[…] Et quiconque est en voyage ou malade, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours”, sourate 2, verset 185.

Le jeûne (Al Siyam) est prescrit aux musulmans pubères, mais des exemptions (exonérations, etc.) sont ainsi prévues pour les gens âgés, les femmes enceintes, venant d’accoucher ou qui allaitent, les malades, ou encore les voyageurs. Néanmoins, les jours non effectués doivent être obligatoirement rattrapés, idéalement dans l’année.