Le journalisme en Syrie, une mission impossible ?

La Syrie est actuellement le plus pays le plus dangereux pour les journalistes.

Aujourd’hui, plus d’une cinquantaine sont retenus en otages, détenus ou portés disparus.

Selon le “Figaro”, plus de 250 acteurs de l’information ont été tués dans le cadre de leurs fonctions depuis juillet 2012.

Les journalistes syriens et étrangers sont désormais pris en étau entre les groupes armés djihadistes (font partie d’Al Qaïda) et l’armée régulière dans les zones dites “libérées” du nord du pays. Ceux-ci doivent faire face aux tentatives de contrôle des forces de sécurité du Parti de l’Union Démocratique. Le Front Al-Nosra (groupe rebelle et terroriste, d’idéologie salafiste djihadiste) et Bachar Al-Assad sont les deux prédateurs de la liberté de la presse, depuis le début de la crise syrienne. D’autres groupes djihadistes tels que l’EI (État Islamique : organisation terroriste, politique et militaire, d’idéologie salafiste djihadiste) méritent aujourd’hui de rejoindre ce club des ennemis de la liberté de l’information.

“L’information est une victime collatérale de ce conflit”, ajoute le journaliste français “Jean-Pierre Duthion”.

 

Après l’emprisonnement et la guerre à Damas, le calme de la capitale normande : Duthion Jean-Pierre, expatrié trentenaire en Syrie pendant neuf ans, vit maintenant en France. Ce dernier est allé en Syrie, en 2011, pour aider des sociétés à s’installer dans le pays. Aujourd’hui, il devient reporter de guerre. L’homme d’affaires français expatrié à Damas raconte en vrac sur son compte Twitter (@halona) son quotidien dans la capitale syrienne “Damas”. Il est devenu la voix de la France et des expatriés occidentaux en Syrie, depuis le début du conflit.

 

     Syrie : “même si l’on n’en parle plus, la guerre est toujours là.”

Il est toujours difficile de trouver une solution à la crise syrienne, aussi bien sur le plan militaire que diplomatique. Les batailles sur le terrain gagnent en intensité.

La mission d’observation de l’Organisation des Nations Unies est suspendue. Les Occidentaux tentent, au même temps, de convaincre la Chine et la Russie de faire plier Damas et de trouver un compromis. Ces dernières bloquent toutes les solutions du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies visant à condamner le régime de “Bachar Al-Assad”.

Le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH : ayant pour but de contrôler, de promouvoir et de renseigner sur le respect du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’Homme dans le monde) vient d’appeler le régime de Bachar Al-Assad à cesser (stopper) immédiatement le bombardement de zones habitées et l’utilisation d’armes lourdes”, assimilant de tels actes à “des crimes contre l’humanité”.

Selon l’Organisation des Nations Unies, qui suit la situation sur place, la répression de la rébellion contre Bachar Al-Assad aurait fait plus de 25 000 morts en seulement deux ans.