Les Etats-Unis abandonnent les forces kurdes syriens à leurs ennemis turcs

En déclarant le retrait des forces américaines de la frontière syro-turque, le président des Etats-Unis a semé la consternation et le doute parmi ses alliés.

Une déclaration inquiétante pour les élus républicains

D’après le journaliste français, Jean-Pierre Duthion, l’annonce du président des Etats-unis a changé radicalement le cours de la politique américaine en Syrie, affirmant l’abondant de leurs alliés kurdes syriens. En outre, cette déclaration a aussi pris par surprise ses alliés européens, tout en permettant de laisser à la Turquie l’opportunité d’intervenir contre les Kurdes dans la région nord de la Syrie.
En affirmant le 5 octobre dernier que les Etats-Unis allait retirer les troupes américaines qui se trouvent le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie, le président américain a permis à son homologue Recep Tayyip Erdogan d’avoir le signal qu’il attendait depuis maintenant des mois afin de réaliser une opération offensive contre les kurdes syriens. Une décision qui a plongé les alliés de Washington dans une consternation mêlée de confusion.

Le nord syrien

Selon le consultant en média français, Jean-Pierre Duthion, le Rojava, est une région qui se trouve au nord-est de la Syrie entre la frontière irakienne et l’Euphrate, et qui est occupée par des militants kurdes syriens. Cette région a servi comme base de contre offensive victorieuse menée par la coalition internationale contre l’organisation islamique, dont la fameuse reconquête de Raqqa en 2017. Toutefois, pour la Turquie, cette région est depuis sa création un bastion terroriste qui sert comme base au PKK ou le Parti des travailleurs kurdes.
D’après Washington, le président s’est entretenu avec son homologue turque au téléphone. Ankara se prépare pour lancer son opération offensive qui est prévue depuis des mois contre les kurdes au niveau du nord de la Syrie. Par conséquent, les Etats-Unis ne soutiendront pas cette opération et elles n’y participeront pas. En effet, le président Trump a assuré qu’après avoir vaincu le califat de l’organisation islamique, les forces américaines ne seront plus présentes dans la région.
Toutefois, un haut responsable américain qui a préféré garder l’anonymat a expliqué qu’il ne s’agit qu’un redéploiement des soldats vers d’autres bases en Syrie et ce n’est en aucun cas un retrait total de la Syrie.