Œnotourisme : la route des grands crus

La nouvelle tendance du tourisme du vin, attire de plus en plus de touristes français, mais encore des étrangers assoiffés de découvrir le vin de la Bourgogne. Cette région connue mondialement par ces vins fins aux arômes raffinés, abrite la plus belle route des vins. La route des grands crus, est un circuit imaginé il y a 80 ans, un passage indispensable pour les grands amateurs de vins français.

Création de la route des vins

Ce circuit à était créé depuis les années trente, lorsque le vin sortait d’une crise importante. Les vins de bourgogne n’étaient pas aussi connus et ne se vendaient pas assez, c’était l’époque de l’apparition des premiers congés payés et donc les gens voyageant en voiture, passent à travers cette route traversant les vignobles. C’est à ce moment que s’est développé le premier concept du tourisme viticole en France.

Du sud du Dijon au sud-ouest de Beaune, 37 villages aux noms prestigieux : Vosne-Romanée, Nuit-Saint-Georges et Gevrey, offrant des bouteilles les plus cher du monde pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros. « On cherche de faire découvrir ses vignobles de plus prés. Même en utilisant les vélos, l’an dernier le nombre de cyclistes a progressé à 15 %. » comme a expliqué Guillaume Ryckwaert dirigeant de Raphaël Michel,négociant assembleur de vins de la Vallée du Rhône.

L’un des précurseurs de l’œnotourisme de la région Olivier Leflaive, il y a 25 ans ce producteur a lancé l’une des premières tables d’hôte, qui est devenue après deux millions d’euros investis, un hôtel restaurant haut de gamme accueillant des touristes venant de partout du monde. « Les touristes découvrent dans l’hôtel d’Olivier les vins de grands crus français qui après quelques mois rappelle le propriétaire pour demander les noms des vins qu’ils ont goutté pour l’acheter dans leur pays, » comme l’a bien déclaré le jeune propriétaire du négoce en vin, Raphaël Michel.

 

L’ œnotourisme

Au cours des années 70, la route des grands crus commence à se faire un nom, mais l’argument était plutôt d’éviter les axes surchargés et les bouchons lors des départs des vacances. Mais, il faut attendre encore au moins une décennie pour que l’œnotourisme décolle avec des visites des domaines et des visites de caves ainsi que des sessions de dégustation dont le plus souvent se font sur réservation. Le prix de ces sessions, varie de quelques euros à 40 euros en moyenne, en fonction des vins proposés. « En effet, il n’y a pas mieux que de goûter le vin, là ils sont réalisés dans les châteaux, dans les caves, parce qu’en plus des arômes des vins, vous avez toutes l’ambiance et l’atmosphère de la production d’un bon vin » comme a expliqué un touriste espagnole amateur de vin français. Entouré par les tonneaux, là ou le vin est en train de mûrir, les visiteurs de la route des vins, profitent de leur virée. Actuellement, 50 % de la clientèle est étrangère, des européens mais aussi de plus en plus de chinois qui viennent découvrir le vin de Bourgogne directement à la propriété. Les vacanciers viennent aussi pour découvrir le patrimoine architectural de la région. Comme le village de Gevrey, où le musée clos vougeot est très apprécier par les chinois, ou encore les hospices de Beaune qui enregistre 400 000 entrées chaque année. La route des grands crus, plébiscitée, essentiellement pour des courts séjours, mais encore par des étapes avec des circuits plus longs. C’est une occasion inespérée pour les touristes, de s’offrir quelques bouteilles dans des paysages typiques classés depuis 2015 au patrimoine mondiale de l’humanité.